CHAMP – ROSET  : CHAMPROSAY 

Le hameau doit son nom aux champs de roses que la reine Blanche de Castille y faisait cultiver au XIII ème siècle. Il est rattaché à la commune de Draveil, l’ancien Draevern des Gaulois (esprit des aulnes) qui devint Dravernum sous les Romains, puis Draverno sous les Mérovingiens.

Dravellum au XII ème siècle transformé en Draveil.  Dagobert léguait en 635 la terre de Draverno à la basilique St Pierre-St Paul de Paris qui appartenait à l’abbaye Ste Geneviève. Au XII ème siècle la terre de Draveil appartenait en partie au Seigneur de Draveil en partie à l’abbaye Ste Geneviève. L’hotel-Dieu de Paris possédait également un domaine en bordure de Seine ainsi qu’en forêt de Sénart.

Des religieuses soignantes s’installèrent à la « ferme-monastère » et dispensèrent leurs soins aux habitants de Champrosay Une source, la « Coulotte » avait réputation de guérir les maux d’yeux. Ainsi commença la vocation de Champrosay… 

Le lieu : Primitivement, cette propirété appartint vers 1824 au Général Ledru, baron des Essarts, qui y résida. Elle fut la propirété de Louis Antoine Minoret (Maire de Draveil de 1871 à 1875) sa fille, Lucile épouse de Mr Nolleval la reçut dans son patrimoine à une condition :« Que les pauvres du Bon Dieu n’y seraient pas oubliés »  ainsi Le pacte est conclu… 

Création de l'établissement: le début d’une longue histoire Le 28 octobre 1893:

Le premier groupe des religieuses de Marie-Auxiliatrice arrive pour installer la maison « Minoret-Nolleval » appelée « le Château ». La veille, les déménageurs ont apporté tout le mobilier de la maison de St Germain-en-Laye qui a fermé ses portes. 

Janvier 1894 : Un premier contingent de jeunes filles et fillettes s’installe dans le château baptisé « Pavillon St Gabriel ». Ces jeunes sont toutes atteintes de chloro-anémie essentielle ou en convalescence de maladies graves.Les séjours des malades sont généralement de courtes durées : de 3 à 6 mois, rarement plus. 

En mai 1896, à l’Assenblée de l’œuvre de Villepinte, le Dr Gouël annonçait que depuis 1 an, 135 jeunes filles avaient été soignées à Champrosay. Au 1er mai, 37 étaient encore au traitement. « Nous sommes heureux de ces résultats car c’est la santé rendue à plus de 100 jeunes filles et en même temps la meilleure réponse aux craintes malveillantes qui nous avaient accueillis à notre arrivée dans ce village… 

Dès janvier 1898, on commence les travaux pour agrandir. Le 29 août a lieu la pose de la première pierre pour le bâtiment de la chapelle et du noviciat, en présence de Mère Marie Elisabeth, Supérieure Générale, de son Conseil, de Monsieur et Madame Nolleval, du chanoine Thomas, du Père Auriault, des sœurs et des novices, du Dr Daucourt, des jeunes filles et des enfants Pendant presque 2 ans les travaux vont être menés sous l’œil vigilant de l’architecte Monsieur Conchon. 

14 Avril 1900 : Inauguration de la chapelle . 

De Mai 1900 à mai 1904, 996 malades ont été soignées. 

De 1905 à 1910, l’œuvre des cures rurales se développe, 143 enfants ont été accueillies.  

En 1907 une école horticole est annexée à l’école ménagère, avec un potager de 16 m sur 10 m. Une bienfaitrice offre un cheval…  

La fin de l’année 1908 est marquée par le décès de Madame Nolleval, la bienfaitrice par excellence de la maison de Champrosay à laquelle son nom reste attaché. Grâce à sa grande générosité, chaque année environ 350 malades sont soignées ici, avec beaucoup de succès.

Cette année 1910 est marquée par les inondations… Grâce à sa situation élevée au sommet de la côte, la maison est épargnée par la crue de la Seine… Seule la partie basse du potager est atteinte. Des fenêtres on voit une mer grandissante…plus de pont, plus de communication avec le chemin de fer.  

En 1913 on poursuit l’équipement du laboratoire. La principale amélioration de cette année est incontestablement l’installation de l’éclairage électrique. 

Les années de 1911 à 1914 sont des années de progrès : dans les traitements et dans les aménagements des locaux.  

Les années de guerre, 1914-1918 : Dès la déclaration de guerre, la maison est réquisitionnée par la Croix-Rouge. Le général Lelong la transforme en hôpital auxiliaire pour soldats convalescents et anémiques. 2843 militaires sont passés à Champrosay du début de la guerre jusqu’en avril 1918. Les jeunes filles et les enfants sont partis. Le 30 août, le Noviciat gagne l’Angleterre à Londres (Bow-road) jusqu’en février 1915. 

Entre les deux guerres 1919-1939:  L’année 1919 voit l’évacuation du service de santé des soldats. 

Pour répondre aux besoins d’hospitalisation plus longue, les dortoirs aménagés à l’étage supérieur du grand bâtiment fournissent un supplément très apprécié de 50 lits. Ce service nouveau est confié au Dr François de Draveil, qui a été déjà au service de l’hôpital auxiliaire N° 9. 

De 1925 à 1927 le préventorium est doté d’un poste de radioscopie et de rayons ultra-violet. Il faudra faire des projets d’agrandissement des locaux.

On y pense en 1929. La première pierre est posée en 1932. 

Le nouveau bâtiment : pavillon St Raphaël sera terminé en 1934. 

L’année 1935 est marquée par la reconnaissance par l’Etat du don de Madame Vauvert à l’œuvre de Villepinte, d’une magnifique propriété contigüe à la propriété Minoret-Nolleval. 

L’été 1938, Mère Marie Genovefa inaugura avec la Révérente Mère Marie Paula un camps de vacances aéré dans le parc du Minoret.  

Les nouvelles années guerre 1939-1945: Le 25 août 1939, l

es petites filles du préventorium sont dispersées dans leurs familles. Les locaux vides du Prévent de Champrosay sont réquisitionnés pour l’ambulance militaire. Un ouvroir est ouvert où les dames de Champrosay viennent confectionner des vêtements pour les soldats. 

En février 1940, l’Assistante Générale de la Congrégation de Marie Auxiliatrice vient à Champrosay pour diriger l’hôpital.  

Le 22 mai 1940, le noviciat va s’installer à Castelnaudary. Les Allemands s’installent à la villa Georges-Laure du 23 juin au 28 septembre, puis du 3 novembre au 14 janvier 1941. 

En octobre 1941, le Préventorium accueille de nouveau, des petites malades. 

Le 21 Août 1944, les Allemands, dans un dernier sursaut, donnent l’ordre d’évacuer Champrosay. 

Dès le 1er septembre 1944, le préventorium, retrouve tout son monde. La chapelle reconstruite est inaugurée début avril 1959, suite aux dégâts causés pendant la guerre.  Une nouvelle ère commence 

Le 2 février 1964, Pour répondre à de nouveaux besoins, cent vingt enfants déficients intellectuels profonds et semi éducables, enfants porteurs d’aberration chromosomiques et de troubles psychotiques sont admis au nouvel Institut Médico Pédagogique. Ils y sont reçus avant l’âge de 3 ans. Les garçons peuvent y rester jusqu’à l’âge de 10 ans et les filles jusqu’à l’âge de 15 ans. Ainsi, l’IMP Marie-Auxiliatrice succède au préventorium, Sœur Marie Cyrille (directrice) avec un petit groupe de religieuses et une équipe de laïques accueillent le premier enfant, Dominique.   

En 1972, le Centre de Formation en cours d’emploi, reçoit l’agrément du Ministère de la Santé : le diplôme d’AMP est reconnu comme diplôme national, les diplômes antérieurs à cette date sont validés. 

Dès 1974 on envisage de construire un bâtiment éducatif : les locaux qui lui sont réservés jusqu’alors sont trop vétustes. 

En mai 1978, commencent les travaux financés par un legs. Le nouveau bâtiment éducatif est fini en décembre 1979. Il porte le nom de la bienfaitrice : Jacqueline Leduc. 

En  septembre 1980, Le bâtiment éducatif « Jacqueline Leduc » est mis en service  « Champrosay se voit engagé dans une aventure qui n’a rien de spectaculaire. C’est un long cheminement, un lent travail, humble et quotidien, souvent déprimant et parfois bouleversant mais qui, en définitive, est passionnant, car il s’agit d’êtres humains revêtus de la beauté même de Dieu »  (Sœur Marie Cyrille – 1967).

 Le 22 mars 1980 Sœur Marie Cyrille reçoit la Croix d’Officier de la Légion d’Honneur. En septembre 1984, un directeur laïc prend en charge l’IMP. 

En janvier 1985, il est secondé par un directeur adjoint. Les religieuses qui partent à la retraite ne sont pas remplacées par d’autres religieuses… 

En 1992, une seule religieuse assure une responsabilité auprès des enfants. Courant 1992, Madame HAAG, médecin chef de l’IMP est promue au grade de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite. 

L'I.M.P. Marie-Auxiliatrice est un établissement de l'Association de Villepinte, organisme Gestionnaire.
• Mise à jour : Mars 2010 (MM) •

Historique de Champrosay





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