La prise en charge éducative
1. les principes:
- De faciliter une insertion sociale
- D’accéder à une autonomie maximale en fonction de leurs capacités
- De favoriser un épanouissement individuel
- D’assurer la sécurité des jeunes accueillis dans l’institution
1.1. Insertion sociale et autonomie :
- développer les capacités relationnelles en favorisant le dialogue, les échanges avec les autres jeunes ou adulte quelque soit sa fonction.
- d’acquérir les règles et codes nécessaires, permettant une meilleure aptitude à une intégration à la vie sociale.
- d’accompagner les jeunes vers l’apprentissage de la vie quotidienne et collective au travers des actes de la vie courante.
- de proposer divers modes d’expression afin que certains comportements inadaptés se manifestent différemment.
- de transmettre des valeurs humaines telles que : le partage, l’aide, la tolérance, le respect de l’autre, etc.
1.2. L’épanouissement :Il s’agit de proposer une multitude d’activités variées, internes ou externes, individuelles ou collectives, sportives, culturelles ou de loisirs permettant de développer sa propre identité, de s’affirmer, de se projeter vers des centres d’intérêts, d’émettre des choix, de se sentir bien, de prendre du plaisir.
1.3. Sécurité :Il s’agit de prévenir et d’agir contre toute forme de maltraitance que ce soit au sein ou en dehors de l’établissement et de contenir tout comportement agressif, violent ou dangereux.
2. L’action éducative l'action éducative :
L’action éducative se caractérise par la notion de présence et d’échange avec les jeunes. Elle se décline en diverses étapes successives : observation, réflexion, perspective, action, évaluation.
L’éducateur doit dans un premier temps évaluer les compétences et les difficultés de chaque jeune pour élaborer, en collaboration avec l’équipe pluridisciplinaire un projet individualisé dont il assurera une partie de son application. Le travail de l’éducateur est centré autour de l’apprentissage des actes de la vie quotidienne (repas, tâches ménagères, toilette, rangement, etc.), et les contraintes liées à la vie en collectivité. Il s’accompagne d’un apprentissage des règles en institution mais également des règles de vie sociale de façon plus élargie et cela passe par leur compréhension, leur intériorisation et leur application.
L’éducateur instaure une relation de confiance avec le jeune afin de le soutenir, le guider, lui expliquer, l’encourager, le valoriser, le responsabiliser, l’aider, etc. Par ailleurs, il coordonne et organise la vie du groupe dont il est le référent du cadre qui se doit d’être structurant et rassurant. La complexité étant, d’accompagner le jeune, à la fois dans son individualité, dans sa place au sein du groupe et dans le même temps, gérer le groupe dans sa globalité, avec les interactions entre les uns et les autres, avec la diversité des pathologies ou problématiques.
En revanche, le groupe de vie est un support essentiel pour tout le travail de socialisation, d’intégration, d’adaptation afin que chaque jeune ait une place reconnue au sein du groupe. L’éducateur favorise et encadre les échanges entre les jeunes, il intervient régulièrement pour temporiser les relations entre eux et tente d’apporter des réponses adaptées à leurs difficultés. Il aide le jeune à adopter un comportement adapté à l’interlocuteur qu’il a en face de lui (jeune, adulte, connu, inconnu, etc.) mais aussi à son environnement. Il doit solliciter le jeune pour qu’il puisse verbaliser ses ressentis ainsi que se remettre en cause notamment suite à un passage à l’acte.
L’éducateur propose et encadre des activités éducatives dont le but est de faire progresser le jeune sur ses difficultés en tenant compte de ses possibilités et propose également des activités de loisir plus ludiques pour son bien-être. Tout un travail d’autonomie sur l’extérieur est effectué par les éducateurs que ce soit en individuel ou en collectif.
Par ailleurs, les éducateurs entreprennent et entretiennent des relations de confiance avec les familles, en les considérants, et ce malgré une mise à distance nécessaire, comme des partenaires. Nous tentons de les associer et de les impliquer au maximum dans le projet de leurs enfants.
3. Les séjours Les séjours :
Les séjours sont régulièrement organisés. Ils constituent un temps important d’évaluation de l’autonomie des jeunes dans un milieu différent que celui où ils vivent habituellement.
Ø Séjours pédagogiques : organisés dans l’année, d’environ une semaine, par un enseignant et des éducateurs pour découvrir un milieu rural, marin, de montagnes…
Ø Séjours pédagogiques organisés par un éducateur technique et des éducateurs de groupe centrés sur des activités ayant rapport avec l’atelier.
Ø Séjour d’été de 15 jours organisés à la fin de l’année scolaire avec les éducateurs de groupe et les éducateurs techniques.
Ces séjours, outre l’aspect récréatif et de loisirs, sont une période importante dans la prise en charge des enfants et des adolescents.
En effet, ils permettent de consolider les acquis de l’année scolaire en ce qui concerne l’autonomie dans la vie quotidienne (repérage dans un nouvel environnement, gérer l’argent, les loisirs) et la capacité relationnelle (à créer des liens avec d’autres jeunes, d’autres adultes).
C’est l’occasion d’observer les jeunes dans un autre contexte et d’évaluer leurs capacités d’adaptation.
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La prise en charge pédagogique
Pour assurer à chaque élève, en fonction de sa situation, un parcours de formation adapté, il est prévu une évaluation de ses compétences, de ses besoins et des mesures à mettre en œuvre.
Pour cela, on met en place un projet personnalisé de scolarisation (P.P.S).
C’est un outil spécifique et adapté pour favoriser l’acquisition des apprentissages et pour permettre l’accès à la connaissance dans le cadre de classes spécialisées.
Il détermine aussi les modalités de déroulement de la scolarité et les actions aussi bien pédagogiques que psychologiques, éducatives, sociales et paramédicales répondant aux besoins des élèves handicapés.
Il assure la cohérence et la continuité du parcours scolaire (ci-joint en annexe la circulaire 2006 et dossier P.P.S).
1. La structure pédagogique
Elle se compose d’une école spécialisée organisée en 6 classes + 1 classe en soutien lecture.
Pour chaque classe un projet spécifique est rédigé :
v En termes de projet d’apprentissage,
v En finalités préprofessionnelles (en complémentarité avec les ateliers techniques et les stages en situation),
v En termes d’organisation pédagogique.
Les classes sont prises en charge par des enseignants agréés par l’Education Nationale dans le cadre d’un contrat simple établi entre l’Association et l’Education Nationale.
Structure de l’école pour le projet d’établissement :
Répartition des élèves en 6 classes en essayant de respecter des écarts homogènes d’âges.
· 3 classes IMP (enfants de – 15ans)
Ø Classe d’IMP (déficience importante)
¨ Classe (en fonction du P.PS)
¨ Atelier éducatif
Ø Classe d’IMP
¨ Classe à plein temps
Ø 1 classe « prépro » (avec 2 groupes de niveau)
¨ Classe
¨ Atelier préprofessionnel
· 3 classes IMPro (enfants de + 15ans)
¨ Avec 2 groupes de niveau dans chaque classe
¨ En binôme avec un atelier technique
¨ Roulement tous les trimestres sur les différents ateliers
· 1 classe de soutien lecture
¨ Elèves d’IMP et d’IMPro ayant des difficultés de lecture
¨ Prise en charge individuelle ou par binôme.
2. Les principes
Le travail en classe est adapté en fonction du l’handicap et des compétences de l’élève, évaluées en début d’année.
Un emploi du temps et des progressions individualisés sont mis en place en y incluant les rendez-vous paramédicaux.
Les progressions s’appuient sur les programmes officiels de l’Education Nationale qui sont adaptés aux besoins de chaque élève. Elles sont constituées de différents domaines tel que le français (essentiellement l’apprentissage de la lecture), les mathématiques (connaissance du nombre et calculs…), de l’éveil et de la vie sociale et professionnelle (pour les plus de quinze ans).
| OBJECTIFS |
MOYENS |
| Obtenir une dynamique de classe, de groupe, en favorisant la communication, la citoyenneté, la vie sociale et le respect. |
v Elaboration de projets fédérateurs :Elaborer des projets de groupe visant à la collaboration avec d’autres, la socialisation et l’ouverture sur le monde : Elaboration d’un règlement Jeux de groupe, de société Réalisation de travaux communs Marquer les temps forts (anniversaire, fêtes...)
v Faire appel à la participation de chacun :Etablir des règles et des repères avec les élèves dans un souci de réflexion et d’acceptation. Favoriser la confrontation, l’échange, la prise d’exemple sur l’autre
v L’écoute active Avoir une attitude positive, encourageante et empathique afin d’amener les élèves à mettre des mots sur ce qu’ils vivent, à leur apprendre progressivement, à être responsable de leurs actes.
v Débloquer les conflits par la parole afin d’éviter des passages à l’acte et permettre le réinvestissement de la tâche et des relations
v Adopter une attitude d’autoritéEn complément aux autres attitudes éducatives les punitions peuvent être nécessaires. Elles apportent les limites manquantes, marquent la barrière à ne pas franchir.(Attention dans certains cas la punition sera à exclure car elle peut entrainer des conduites de provocation et renforcer l’opposition systématique).
v Adopter une attitude de compromisElles sont parfois nécessaires. Certains comportements perturbateurs peuvent être acceptés d’une manière transitoire dans le but que le jeune se sente accepté tel qu’il est à ce moment là et pour empêcher l’escalade des symptômes et des refus.Dans ce cas, il est indispensable d’exprimer la raison de cette permissivité passagère à tous afin d’en faciliter la compréhension.
|
| Découvrir le plaisir d’apprendre et de progresser en développant les compétences et le savoir faire de chacun. |
Cet objectif est que l’élève acquiert des savoirs et savoir-faire qu’il pourra réutiliser en dehors de la classe.La pluridisciplinarité de l’équipe de l’IME doit permettre à l’élève de faire des liens entre la classe, le groupe éducatif, la rééducation (dans certain cas).Ce sont des liens qui permettent peut être à l’élève de décontextualiser leurs apprentissages et de leur donner du sens. Pédagogie différenciéeProposer un parcours adapté à chaque élève individuellement ou groupe de niveau, en veillant à proposer des outils pédagogiques adaptés à chacun. Pédagogie de la réussitePlacer les élèves devant des obstacles « dépassables, » c'est-à-dire ni trop difficile (ce qui produit un découragement), ni trop faciles (ce qui induit un désintérêt). |
| Stimuler l’estime de soi et la motivation. |
Le travail individualisé et les remédiations doivent aider l’élève à réussir et à retrouver confiance en ses possibilités. Dédramatiser les situations d’échec en expliquant et en faisant comprendre le sens positif de l’erreur. Certains élèves refusent tout apprentissage nouveau car cela réveille en eux des traumatismes liés aux échecs précédents. Laisser des traces écrites du travail de chacun afin qu’il puisse s’y référer et pointer ses progrès. |
| Devenir un individu acteur et responsable de son projet |
Le projet individuel de l’élèveElaborer le projet avec l’élève est l’occasion pour lui de se faire une idée plus précise de ses atouts et de ses manques, et cela va susciter chez lui une demande et un besoin.Pour cela il est primordial de lui expliquer clairement : ses difficultés, ce qu’on attend de lui et ce qu’il doit atteindre. Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) Il garantit le suivi de chaque jeune dans son parcours scolaire et préprofessionnel. |
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La prise en charge Thérapeutique
L’IME Excelsior accueille des enfants et des adolescents atteints de déficience intellectuelle.
Les déficiences intellectuelles sont d’origine, psychogène, biologique, environnementale ou sans cause identifiée. Les déficiences intellectuelles peuvent être associées à des pathologies psychiatriques, psychoses, autismes, états limites, névroses, et à des pathologies somatiques.
Les objectifs de l’équipe thérapeutique :
- Diagnostic et traitement des pathologies et souffrances psychiques des jeunes
- Apport aux autres professionnels d’un éclairage psychopathologique sur les difficultés comportementales ou affectives des jeunes
L’équipe thérapeutique intervient selon deux axes :
- Axe clinique
- Axe institutionnel
1. L’axe clinique
Prise en charge psychiatrique et psychothérapeutique
Une évaluation psychiatrique et psychologique a lieu lors de la procédure d’admission, permettant un premier diagnostic, une estimation clinique et psychométrique du niveau intellectuel et du fonctionnement psychique, et de définir le sens de l’admission à l’IME dans l’histoire du sujet et de sa famille.
Le projet thérapeutique est élaboré et évalué en fonction de l’évolution par le psychiatre et le psychologue référent.
Chaque jeune admis dans l’institution bénéficie de l’aide d’un membre de l’équipe psycho-médicale en tant que référent en fonction de sa problématique personnelle et de son évolution.
Soins psychiatriques :
- Consultations psychiatriques
- Evaluation et orientation en interne ou à l’extérieur en ambulatoire ou en hospitalisation
- Traitements par psychotropes, en coordination avec l’infirmière
- Entretiens familiaux
Soins psychothérapeutiques :
- Psychothérapie individuelle structurée
- Entretiens psychothérapeutiques, accompagnement
- Groupes thérapeutiques : psychodrame, groupes de parole, groupe autour d’une médiation plastique
- Lien avec les éventuels thérapeutes extérieurs
- Relations avec les familles et soutien à la parentalité : entretiens familiaux, groupe de parole pour parents
Soins somatiques :
- Sous la responsabilité du médecin généraliste et de l’infirmière.
- Soins de prévention
- Soins de première urgence
- Soins de première intention
- Suivi et délivrance des traitements
- Accompagnement en consultations spécialisées ou en hospitalisation
- Coordination avec les familles et avec les médecins extérieurs
- L’état de santé des jeunes est contrôlé par un médecin généraliste vacataire. L’infirmière est responsable du suivi médical de chaque jeune et chargée de l’application des traitements médicaux.
- Dans le cadre de ses prérogatives, elle peut proposer des actions de prévention (hygiène alimentaire, corporelle……) des risques liés à la sexualité (contraception, prévention et maladies sexuellement transmissibles) des conséquences et de la dépendance liée à la consommation excessive d’alcool, de tabac et autres drogues.
Soins paramédicaux
- Rééducation orthophonique : pour les jeunes atteints de troubles spécifiques du langage
- Rééducation de psychomotricité : pour les jeunes atteints de retards psychomoteurs ou en cas d’indication de thérapie à médiation psycho-corporelle.
2.L’axe institutionnel
Le psychiatre et les psychologues interviennent également auprès des autres professionnels, éducateurs, éducateurs techniques, instituteurs, assistante sociale, chargé d’insertion, chefs de service en collaboration ou en soin secondaire, selon diverses modalités. Ils apportent un éclairage psychopathologique sur la problématique du jeune :
- Réunions institutionnelles pluridisciplinaires
- Points sur l’évolution d’un jeune
- Contribution au projet individuel
- Synthèses avec les intervenants extérieurs
- Réunions cliniques sous la responsabilité du psychiatre et des psychologues
- Travail d’élaboration sur les questions que peut poser le fonctionnement d’un jeune dans la relation que les professionnels entretiennent avec lui
- Réflexions thématiques, apports théoriques
- Réunions à la demande de professionnels concernés par une difficulté particulière à un jeune
- Réunions avec les chefs de service et la direction.
- Travail interstitiel de lien informel avec les différents professionnels
- Réunion hebdomadaire psychiatre-psychologues : travail d’élaboration autour de ces différentes missions.
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Le suivi social :
Deux assistantes sociales assurent un travail de lien et de collaboration nécessaire entre l’établissement et les familles ou leurs représentants légaux. Elles proposent également une évaluation ou un accompagnement social si besoin.
Elles font aussi la liaison avec les services sociaux de prévention et les autres équipes de professionnels qui peuvent apporter une aide dans la compréhension des difficultés des jeunes.
Durant les deux dernières années de séjour à l’I.M.Pro, l’assistante sociale prépare avec le jeune son projet de sortie et articule le travail avec le service de suite.
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